04 janvier 2010

kikou

Là, je suis VRAIMENT contrariée et dégoutée. Je venais d'achever un long, très long, article et je ne sais pas ce qu'il s'est passé en tout cas tout s'est effacé. Comme je n'ai plus la force physique et mentale pour recommencer, je vais juste mettre une petite photo, pour le fun, et vous dire aurevoir parce que le travail m'appelle. Parce que OUI, je l'avoue, j'avais écrit ce super long article pour occuper le temps que je devrais consacrer aux recherches pour mon exposé de demain. Ah oui, deux répliques d'une pièce que je kiffe en prime, en plus de la photo. Petits veinards. Kiss les young. (comme dirait un certain Nikos Aliagas légèrement has-been)

                                                      

c'est Roy Lichtenstein en fait (c'est juste parce que la femme semble être aussi triste et dégoutée que moi en ce moment, même si ce n'est surement pas parce qu'elle a, involontairement, supprimé son article de blog)

roy_lichtenstein

Zucco - Je veux partir. Il faut partir tout de suite. Il fait trop chaud, dans cette putain de ville. Je veux aller en Afrique, sous la neige. Il faut que je parte parce que je vais mourir. De toute façon, personne ne s'intéresse à personne. Personne. Les hommes ont besoin des femmes et les femmes ont besoin des hommes. Mais de l'amour, il n'y en a pas. Avec les femmes, moi, c'est par pitié que je bande. J'aimerais renaître chien, pour être moins malheureux. Chien de rue, fouilleur de poubelles ; personne ne me remarquerait. J'aimerais être un chien jaune, bouffé par la gale, dont on s'écarterait sans faire attention. J'aimerais être un fouilleur de poubelles pour l'éternité. Je crois qu'il n'y a pas de mots, il n'y a rien à dire. Il faut arrêter d'enseigner les mots. Il faut fermer les écoles et agrandir les cimetières. De toute façon, un an, cent ans, c'est pareil ; tôt ou tard, on doit tous mourir, tous. Et ça, ça fait chanter les oiseaux, ça fait rire les oiseaux

La gamine - Je t'ai cherché, Roberto, je t'ai cherché, je t'ai trahi, j'ai pleuré, pleuré, au point que je suis devenue une toute petite île au milieu de la mer et les dernières vagues sont en train de me noyer. J'ai souffert, tellement, que ma souffrance pourrait remplir les gouffres de la terre et deborder les volcans. Je veux rester avec toi, Roberto; je veux surveiler chaque battement de ton coeur, chaque souffle de ta poitrine; l'oreille collée contre toi j'entendrai le bruit des rouages de ton corps, je surveillerai ton corps comme un mécanicien surveille sa machine. Je garderai tous tes secrets, je serai ta valises à secrets; je serai le sac où tu rangeras tes mystères. Je veillerai sur tes armes, je les protégerai de la rouille. Tu seras mon agent et mon secret et moi, dans tes voyages, je serai ton bagage, ton porteur et ton amour.

Bernard-Marie Koltès

Posté par camouille34 à 23:17 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur kikou

    boooon camcam, qu'attends tu ?

    Posté par Tahra, 17 février 2010 à 12:16
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